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Les 11 accords coloniaux

Les 11 accords coloniaux: Le développement du Cameroun passera par les investissements des camerounais eux-mêmes

Souvenons-nous des propos du Président de la République : « Le septennat qui vient de commencer devrait être décisif pour notre pays. Il pourrait même être l’un des moments les plus importants de notre histoire depuis notre indépendance », déclare-t-il, d’un air pince-sans-rire dans son discours à la Nation le 31 décembre 2019.

Très peu d’observateurs n’avaient pas très vite compris ces propos présidentiels prémonitoires. Mais pour d’autres, plus pointilleux, l’année 2020 était d’une importance capitale pour l’avenir de notre pays. Car elle correspondait en effet à la fin de ces fameux accords coloniaux qui nous liaient depuis la lointaine époque de la colonisation à la France. Pour être plus précis, ces accords sont au nombre de 11 et concernent les domaines militaires, politique et surtout économique.

Ainsi, en d’autres termes, le 1er juillet 2020 devrait être considéré par tous les patriotes camerounais, comme le jour où le Cameroun accède véritablement à son indépendance. Le jour où il se libère conséquemment du joug français. Alors pour la petite histoire, que prévoyaient ces 11 accords coloniaux ?

LA DETTE COLONIALE POUR REMBOURSEMENT DES BENEFICES DE LA COLONISATION.

Explication : « Les Etats nouvellement indépendants doivent rembourser le coût des infrastructures construites par la France pendant la colonisation. »

LA CONFISCATION AUTOMATIQUE DES RÉSERVES FINANCIÈRES NATIONALES.

LE DROIT DE PREMIER REFUS SUR TOUTE RESSOURCE BRUTE OU NATURELLE DÉCOUVERTE DANS LE PAYS.

En français facile : la France a le premier droit d’achat des ressources naturelles de la terre de toutes ses ex-colonies. Ce n’est qu’après que la France ait dit : « je ne suis pas intéressée » que les pays africains sont autorisés à chercher d’autres partenaires.

PRIORITÉ AUX INTÉRÊTS ET AUX ENTREPRISES FRANÇAISES DANS LES MARCHÉS PUBLICS ET APPELS D’OFFRE PUBLICS.

Cela voudrait dire que dans l’attribution des marchés publics, les entreprises françaises ont la priorité sur l’attribution, même si les pays africains peuvent obtenir un meilleur rapport qualité-prix ailleurs.

DROIT EXCLUSIF DE FOURNIR DES EQUIPEMENTS MILITAIRES ET DE FORMER LES OFFICIERS MILITAIRES DES COLONIES.

Et comment ? Grâce à un système sophistiqué de bourses, de subventions et les « accords de défense » attachés au pacte colonial, les Africains doivent envoyer leurs officiers supérieurs en formation en France.

LE DROIT POUR LA FRANCE DE DEPLOYER DES TROUPES ET D’INTERVENIR MILITAIREMENT DANS LE PAYS POUR DEFENDRE SES INTERETS.

Explication : en vertu de ce qu’on appelle « les accords de défense attachés » au pacte colonial, la France a le droit d’intervenir militairement dans les pays africains, et aussi de stationner des troupes en permanence dans les bases et installations militaires entièrement gérées par les Français. Malgré les différents foyers de déstabilisation « commanditées » par les pays occidentaux pour fragiliser le régime d’Etoudi, aucune brèche n’a été ouverte à la France comme on le voit aujourd’hui avec la Côte d’ivoire. Cela explique le soutien aveugle de la France à Alassane Ouattara.

L’OBLIGATION DE FAIRE DU FRANÇAIS LA LANGUE OFFICIELLE DU PAYS ET LA LANGUE POUR L’ÉDUCATION.

 

L’OBLIGATION D’UTILISER LE FCFA (FRANC DES COLONIES FRANÇAISES D’AFRIQUE).

Aux yeux de nos mêmes observateurs, c’est ici la vraie vache à lait de la France.

L’OBLIGATION D’ENVOYER EN FRANCE, UN BILAN ANNUEL ET UN RAPPORT D’ETAT DES RESERVES.

En clair : pas de rapport, pas d’argent.

RENONCER À TOUTE ALLIANCE MILITAIRE AVEC D’AUTRES PAYS, SAUF AUTORISATION DE LA FRANCE.

Dans sa politique d’ouverture, le président Paul Biya a noué des partenariats militaires avec d’autres puissances comme la Chine et la Russie. Cela ne peut être que mal vu par la France.

L’OBLIGATION DE S’ALLIER AVEC LA FRANCE EN CAS DE GUERRE OU DE CRISE MONDIALE.

 

En scrutant donc de près les 11 accords coloniaux et comme on peut aisément le subodorer, un tel système n’avait pour finalité que d’étrangler et d’appauvrir le Cameroun.

Bien que le chef de l’Etat ait rompu les 11 accords coloniaux, les investisseurs étrangers sont toujours protégés (confère : Loi N° 2013 / 004 du 18 avril 2013 fixant les incitations à l’investissement privé en République du Cameroun). Tant que les étrangers vont continuer d’investir dans notre pays, ils seront toujours majoritaires.

Pour développer notre pays et nous faire de l’argent proprement, nous camerounais, nous devons investir nous-mêmes car le développement de notre pays ne se fera que par nous-mêmes et non par les étrangers.

L’heure n’est plus aux aides étrangères, ni aux investissements étrangers mais à l’investissement national et personnel.

Si aujourd’hui les matières premières et l’électricité constituent un facteur important de notre développement et de notre essor économique tant national que personnel, l’objectif de la SID CAMEROUN SA est d’enrichir les camerounais et développer le Cameroun grâce aux investissements. Nous ne pouvons le faire seuls sans l’appui des investisseurs camerounais.

 

 

Sources

-https://www.lebledparle.com/fr/politique-cameroun/1117716-les-11-accords-secrets-signes-entre-la-france-et-ses-territoires-coloniaux-d-afrique-noire

 

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